
Familles arc-en-ciel et coparentalité au Danemark : la parentalité sous toutes ses formes

« Op igen » : l’approche scandinave du jeu libre
Beaucoup d’entre vous nous demandent comment réagissent les Danois lorsqu’un enfant fait un caprice ou si les punitions existent en Scandinavie. Pourtant, certains termes que nous utilisons couramment en français pour parler de parentalité n’ont tout simplement pas d’équivalent en danois ou en suédois. Pourquoi ? Parce qu’ils ne correspondent pas à la vision qu’ont les Scandinaves de l’éducation. Mais alors, cela signifie-t-il que les enfants ont tous les droits ? Décryptage d’une approche éducative où le contrôle laisse place à la confiance.
Ces concepts qui n’existent pas dans la parentalité scandinave
🧐 « Que font les Danois quand un enfant fait un caprice ? »
🤔 « Est-ce que tous les Danois pratiquent l’éducation bienveillante et positive ? »
👑« Ne jamais punir, est-ce que cela crée des enfants rois ? »
😳 « Les Scandinaves utilisent-ils les violences éducatives ordinaires ? »
Ces questions reviennent souvent dans les discussions sur l’éducation en Scandinavie. Et pourtant, elles reflètent une vision très différente de la parentalité. En effet, les mots que nous employons en disent long sur nos valeurs. Lorsqu’un concept est fréquemment nommé, c’est qu’il fait partie de nos préoccupations collectives. À l’inverse, l’absence d’un mot dans une langue peut révéler une approche radicalement différente de la réalité.
En danois, comme dans les autres langues scandinaves, certains termes n’ont tout simplement pas d’équivalent, car ils ne correspondent pas à la vision qu’ont les Scandinaves de l’éducation et de l’enfant. Et cela n’a rien d’anodin ! Les mots que nous utilisons portent une charge émotionnelle et façonnent notre perception du monde. Si je vous dis « Attention ! », votre corps se crispe instinctivement. De même, un mot négatif peut créer une ambiance pesante, que ce soit pour ceux qui les prononcent ou ceux qui les entendent.
Lire aussi : Le temps de pause: une alternative bienveillante aux punitions
Des mots intraduisibles : ce que cela révèle de l’éducation scandinave
📌 Éducation bienveillante ou positive → Se traduit simplement par… éducation.
📌 Violence éducative ordinaire (VEO) → Ce terme n’existe pas : violence et éducation ne peuvent pas coexister dans une même phrase. Les violences psychologiques et physiques envers les enfants sont interdites depuis 1979 en Suède, 1987 en Norvège et 1997 au Danemark. Il n’y a aucune distinction entre une fessée, une gifle, un coup de poing ou d’une parole humiliante : la violence, quelle soit physique, verbale ou psychologique est innaceptable, elle ne peut pas être ordinaire, et encore moins utilisée pour éduquer.
📌 Enfant roi → C’est un concept qui revient beaucoup lorsque l’on évoque la Scandinavie. Et pourtant, ce concept n’existe pas dans la culture scandinave. Un enfant est un enfant, point.
📌 Caprice → Ce mot n’existe pas non plus. Les Scandinaves considèrent que toutes les réactions d’un enfant ont une raison d’être. En grandissant, il apprend à se réguler en prenant exemple sur ses parents.
📌 Bêtise → n’a pas de traduction directe en danois, car la notion de « bêtise » en tant qu’acte enfantin maladroit ou malintentionné n’est pas perçue de la même manière dans la culture danoise.
Lire aussi : La parentalité scandinave: un modèle à suivre ?

L’approche scandinave : une éducation permissive ?
Laisser plus de liberté à son enfant signifie-t-il lui accorder tous les droits ? Bien sûr que non. Mais la manière dont les Scandinaves conçoivent le rôle parental diffère de celle que l’on connaît en France.
Dans les pays nordiques, la société repose sur un modèle horizontal, plutôt que vertical. L’autorité n’est pas imposée de manière stricte, que ce soit en famille, à l’école ou dans le cadre professionnel. Chaque individu – enfant ou adulte – a une place égale, un droit à la parole et au bien-être, indépendamment de son âge ou de son statut.
L’adulte n’est donc pas dans une posture de domination, mais plutôt dans un rôle de guide. Son but n’est pas de contrôler l’enfant, mais de lui transmettre les valeurs qui l’aideront à faire les bons choix.
Les parents scandinaves que nous rencontrons au quotidien nous répètent souvent cette idée clé :
« Le but n’est pas de contrôler l’enfant, mais de lui transmettre les valeurs qui l’aideront à faire les bons choix. »
Cela se vérifie particulièrement à l’adolescence. Ayant grandi dans un cadre où confiance et autonomie priment, les jeunes Scandinaves bénéficient de grandes libertés. Ils font des erreurs, expérimentent et apprennent par eux-mêmes. Deux expressions danoises illustrent parfaitement cette philosophie :
🛤️ Op igen : On tombe, on se relève.
💪 Ce qui ne tue pas nous rend plus forts.
Une approche qui mise sur la résilience, l’autonomie et l’éducation par l’exemple plutôt que par l’autorité.
Et si on s’en inspirait ? 😉
Pour tout savoir sur la parentalité scandinave, découvrez notre livre Manipani : parentalité scandinave, les secrets des enfants les plus heureux du monde aux éditions DBS, disponible dans toutes les librairies.
Lire aussi : Les clés de l’éducation à la nordique

Découvrez le livre Manipani
Laissez-vous inspirer par les pratiques scandinaves et découvrez les clés pour construire votre propre chemin vers un parentalité plus intuitive, respectueuse et heureuse.




